Le séchoir solaire

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Notre activité de production de plantes séchées implique un outil de séchage. En attendant de se tourner vers un séchoir de grand volume (qui verra le jour lorsque la production le nécessitera) nous avions besoin d’un outil plus petit, moins couteux et plus polyvalent.

D’autre part, dans notre recherche d’autonomie énergétique, la conservation par déshydratation de certains aliments s’est rapidement imposée, car elle permet leurs maintient dans le temps sans nécessiter aucune dépense énergétique supplémentaire, contrairement à la congélation par exemple. De plus le travail à basse température permet l’utilisation de sources d’énergies douces tel que le rayonnement solaire.

C’est donc tout naturellement que nous en sommes venus à expérimenter le séchage solaire.

La construction d’un premier prototype en 2014 nous a permis de beaucoup apprendre sur ce qui marche et ce qu’il vaut mieux éviter… De cette période d’apprentissage sont nés les plans du séchoir dont je vais décrire les principales étapes de construction.

Principe général :

Il est commun à la plupart des séchoirs solaires. Le séchoir est composé de deux éléments : d’un coté un capteur solaire ayant pour but de chauffer l’air et de l’autre un ensemble de claies contenant le produit à déshydrater.

Le capteur solaire : 

C’est un coffre en bois avec une vitre sur une de ses faces. Dans le coffre se trouve une tôle métallique peinte en noir, légèrement surélevée pour permettre une circulation d’air sur et sous la tôle.

Sa base est très simple : c’est une plaque de contre plaqué de 15mm sur laquelle ont été posés deux montant découpés dans une planche de 27mm d’épaisseur. Au fond du coffre sont posés deux tasseaux qui recevront la tôle.

Une fois peint il ne reste plus qu’à poser le vitrage pour que le capteur soit terminé !

J’insiste ici sur un point important. Pour que la construction d’un séchoir soit économiquement intéressante il me semble primordial de partir d’un vitrage de récupération. C’est donc la dimension du vitrage qui dictera la dimension du capteur et donc la dimension du séchoir.

Le corps du séchoir : 

Sa structure est composée de quatre poteaux de pin traités autoclave de 9X9cm. La largeur de la structure permet de recevoir le capteur entre les poteaux. A noter que l’angle du capteur a été placé à 60° pour permettre un fonctionnement pratiquement en toute saison. Pour un séchoir spécifique à l’été on pourra davantage allonger le capteur, et inversement, si on veut sécher surtout en automne/hiver/printemps on pourra construire un séchoir avec un capteur plus vertical. 

C’est donc la largeur du capteur qui dicte la largeur du séchoir, et par là-même la largeur des claies. Celles-ci viendront également se glisser entre les poteaux, dans le coffre de séchage composé de panneaux de contre plaqué 10mm. Sur l’arrière du coffre se situe la porte de chargement/déchargement du séchoir.

Sur le haut de la façade arrière on peut apercevoir une aération réglable, qui permettra de réguler le flux d’air chaud et par conséquent la température à l’intérieur du séchoir.

Les claies : 

Ce sont des tasseaux de 22X40mm assemblés de manière à faire des cadres de 100X40cm (à adapter bien sur à la dimension du capteur). Sur ce cadre nous avons agrafé une toile en nylon alimentaire de maille assez fine. On peut aussi utiliser de la moustiquaire en aluminium ou tout autre toile alimentaire laissant suffisamment circuler l’air.

Le séchoir comporte six claies, pour une surface de séchage totale de 2,4 m2.

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